Ce titre d'une émission de télévision me vient
tout naturellement à l'esprit en cette période de campagne électorale. Le risque est grand de voir fleurir beaucoup de promesses. A partir du 8, au plus tard du 16 mars, des terrains
deviendraient subitement constructibles, des routes seraient rapidement réalisées, Le Pouldu se couvrirait de magasins, une nouvelle salle des fêtes serait érigée et j'en passe et des
meilleures !. Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Certains s'imaginent qu'un maire est une sorte de potentat oriental qui fait ce que bon lui semble avec de l'argent dont il dispose à profusion. La réalité est toute autre. Certes un maire
dispose de certains pouvoirs et de certains moyens mais ces pouvoirs sont strictement encadrés par la loi et ces moyens, notamment financiers, sont comptés.
Un candidat qui, au cours d'une campagne électorale, promettrait de rendre tel ou tel terrain constructible
témoignerait, au mieux, d'uneprofondeméconnaissance du mécanisme et
des textes régissant le droit des sols. Actuellement nul ne peut dire ce qui, lors de la prochaine modification du plan d'occupation des sols, deviendra constructible. Trop d'éléments inconnus
existent et en particulier le Schéma de Cohérence Territoriale en cours d'élaboration au niveau de la communauté de communes.
Il en va de même, en matière de réalisation de travaux. Les finances d'une commune nesont pas inépuisables. Après les dépenses légalement obligatoires (écoles, remboursement des emprunts, salaire des employés)
il doit, du moins si la commune est bien gérée, rester une masse d'argent plus ou moins importante. Cet argent constitue ce que l'on appelle la « capacité d'autofinancement ». C'est cet
autofinancement qui permet de réaliser lesinvestissements à savoir les routes et constructions
neuves et les achats des matériels importants etc. Ainsi à titre d'exemple, en 2006 lacommune a
dégagé un autofinancementde l'ordre de 800000 euros (plus de 5 millions de francs). Les communes
souhaitent en général investir plus que ce que leur permet cet autofinancement. Aussi, comme dans les familles, elles ont recours à l'emprunt. Toutefois cet emprunt doit être mesuré et adapté
aux capacités de remboursement de la commune. Une bonne gestion communale doit veiller à ce que l'endettement soit toujours raisonnable. Un maire ne doit jamais oublierque l'emprunt d'aujourd'hui c'est l'impôt de demain.
Il faut donc rester mesuré dans les promesses. Ceci étant un programmeélectoral doitêtre tout à la fois ambitieux et raisonnable
:
Il doit être ambitieux car sans ambition il n'y a pas de motivation; Il doit être raisonnable car sans raison on court à la catastrophe.
En fait un programme électoral est constitué d'une série d'objectifs qui tendent tous versun
même but qui est le bien commun. Pendant les six années du mandat, certains évènements imposeront de revoir la copie pour faire porter l'effort dans un domaine non prévu. En
revanche, certaines réalisations non prévues verront le jour pour faire face à des besoins nouveaux.
Ce qui importe c'est d'être efficace, réaliste, raisonnable et, bien sûr, honnête. Alors, oui,il
sera possible de rêver…
il faut rêver au contraire : c'est ce qui nous distingue des animaux !
Commentaire n°1
posté par
nono
le 22/01/2008 à 12h22
Imagine que Clohars soit vivant, imagine que Clohars soit attirant , imagine que Clohars soit connu comme un lieu de vie agréable, où on peut s'épanouir, culturellement, intellectuellement , imagine que les politiques aient un peu d'ambition plutôt que de nous rabattre les oreilles avec leurs éternelles gestions de "bon père de famille", tient , parlons en de la famille à Clohars, 500 euros de subvention en tout et pour tout à l'école de musique , ce qui rend la pratique d'un instrument tout à fait inabordable pour une famille modeste ayant 2 ou 3 enfants ! c'est sûr, la commune n'est pas en déficit mais vous gérez ça comme un bon rentier , vous êtes un personnage de sorti d'un roman de Flaubert , Monsieur le maire , vous avez fait votre temps et vos amis UMP n'ont d'autre vision que de livrer au marché ce qui nous restait d'état et de solidarité. Non , on peut et on doit rêver , I 've a dream disait MLK nous nous avons un rêve pour Kloar, et ce rêve ne se transformera pas en cauchemard car nous savons où nous allons. Votre bilan est sans relief , terne, ni bien , ni mal , rien, il ne s'est rien passé, 6 ans d'immobilisme.
Nous sommes nombreux maintenant à penser que le rêve est en marche pour notre commune et ce rêve ce n'est pas vous qui le réaliserez.
Avec les salutations républicaines d'un rêveur très éveillé!
Commentaire n°2
posté par
Petit Breton
le 06/02/2008 à 13h29
"le risque est grand de voir fleuryr"
Je suis bien d'accord....
Commentaire n°3
posté par
ju
le 12/02/2008 à 22h09